Thoiras est une commune située à 21 kms d’Alès, 50 kms de Nîmes et 70 kms de Montpellier et de la Méditerranée. Elle constitue la rencontre ou la charnière de trois cantons : ceux de Lasalle (dont elle fait partie), d’Anduze et de Saint Jean du Gard.

Thoiras détient plusieurs motifs d’orgueil : ses 2 267 hectares de bois, de faïsses et de près, bien sûr, mais aussi ses « six vallées » : celles des Gardons de St Jean du Gard, de Mialet, de la Salindrenque, celles plus modestes, mais combien séduisantes de la Doucette, de Vabres et du ruisseau de Pallières ou des Aigues-Mortes.

Situer Thoiras dans la Cévenne sud orientale, à quelques dizaines de kilomètres du couloir rhodanien, c’est évoquer l’intérêt géologique de son sol ; point de rencontre du socle ancien primaire, et des plissements calcaires bousculés par le surgissement des Alpes. Cela entraine une grande diversité de terrains et, bien entendu, de végétations. En ce qui concerne les arbres, outre le chêne vert, on y trouve aussi, et en fonction des altitudes, des expositions, de l’hydrographie : des châtaigniers, des oliviers, des micocouliers, de la vigne, des conifères, des chênes blancs, des cades et des buis etc… En fait, la végétation porte surtout la marque d’un climat plutôt méditerranéen, caractérisé par une pluviométrie importante, avec des étés longs et secs (1400 mm d’eau en moyenne par an, une température dont la moyenne annuelle est supérieure à 12 degrés).

Il est compréhensible que ce climat agréable, cette végétation et ces sites accueillants… et complices aient attirés l’homme dès le début des temps. En témoignent des sépultures, ces dolmens qui rappellent que la montagne dite de la Grande Pallière était, à l’époque néolithique, une cime sacrée. Les siècles postérieurs laisseront, au gré des évènements, des témoignages plus importants ou remarquables.

Thoiras n’entre dans l’histoire qu’à partir du IXème siècle, même si certains noms de lieux attestent que la région a vécu  la colonisation romaine, et même si on sait que, vers le IIème siècle, les Celtes exploitèrent des mines où étaient traités les minerais de fer, de plomb et de zinc.

La montagne fournit sa pierre, la forêt son bois, et l’homme bâtit pour s’abriter, se défendre et même inhumer ses défunts.

Thoiras est un lieu de convergence et de passage. Ses vallées ouvrent sur la corniche des Cévennes la Vallée Borgne, la Vallée Française, le Val d’Emeraude et le Liron. Aussi y retrouve-t-on quantité de ponts, ponts « noyés » ou ouvrages « hors d’eau ».

Dans une région riche de forêts, de rivières, de chemins et de pistes qui invitent à la baignade, à la pêche, à la randonnée, le tourisme se présente bien plus que comme un recours. Les terrains de camping, les gîtes ruraux, les chambres d’hôtes et tables d’hôtes … confirment les possibilités ou les promesses d’une complémentarité fructueuse entre la ruralité productrice et celle qui offre sa confiante hospitalité et sa gastronomie….

Le souhait le plus ardent et le plus généreux que l’on puisse faire, au terme de cette sommaire promenade dans le passé, le présent et l’avenir de Thoiras, c’est qu’il en soit de notre commune et de ses habitants comme de cette vieille Châtaigneraie que l’on croyait perdue et qui reprend vie. Comme de ces troncs centenaires, gigantesques, véritables monuments naturels, souvent effondrés ou creux, jaillissent quantité de rameaux nouveaux et vigoureux. Une fois de plus, la nature nous donne une leçon de volonté et d’espérance.